Assises ordinales

l’OGE engage une nouvelle dynamique collective

Réunis à Roissy pour deux journées de travail inédites, près de 130 élus régionaux ont jeté les bases d’un Ordre plus transversal, plus réactif et plus en prise avec les territoires. Au cœur des échanges : l’évolution du métier, la construction du futur plan stratégique… Et une gouvernance repensée pour mieux accompagner les transformations.
Le mercredi 7 janvier 2026
Les travaux menés dans le cadre des dix ateliers participatifs ont donné naissance à 340 contributions. © OGE

Les 6 et 7 novembre derniers, l’Ordre des géomètres-experts (OGE) a réuni à Roissy près de 130 élus régionaux pour ses premières Assises ordinales. Avec 90% de participation, l’événement a fait la démonstration qu’il existait une demande pour un espace de réflexion collective sur l’avenir de l’institution. Le format choisi par l’Ordre, plus ouvert que celui des réunions habituelles, a permis d’aborder sans détour les défis croissants auxquels la profession est confrontée: pression foncière, transition écologique, numérisation accélérée, attentes renforcées des collectivités. Les échanges ont d’ailleurs permis de souligner le rôle élargi des géomètres-experts dans la sécurisation du foncier et l’accompagnement durable des territoires, bien au-delà de leurs missions historiques.
Dans cette perspective, les Assises ont permis de préciser une évolution désormais assumée: moderniser la gouvernance pour rendre l’Ordre plus lisible, plus agile et plus proche des réalités locales. Sous l’impulsion de Séverine Vernet, présidente du Conseil supérieur, une nouvelle architecture a été présentée, marquant le passage d’un fonctionnement vertical à une logique transversale. La réforme prévoit la réduction du nombre de commissions, recentrées autour de quatre pôles régaliens (1), et l’adoption d’un mode projet destiné à traiter plus efficacement les sujets émergents. Cette organisation plus légère doit favoriser l’initiative des conseils régionaux, renforcer les interactions entre élus et permettre un traitement plus rapide des problématiques de terrain.

 

LA BASE DU FUTUR PLAN STRATÉGIQUE
Cette volonté de coconstruction a pris forme dans les ateliers collaboratifs du jeudi après-midi. Sans thématique imposée, ils ont permis aux élus d’exprimer leurs priorités et leurs attentes à propos d’un large éventail de sujets: sécurisation foncière, attractivité de la profession, transition environnementale, sobriété foncière, intelligence artificielle… Ces discussions ont elles-mêmes fait émerger des propositions concrètes, parfois très techniques, parfois plus prospectives, mais toujours nourries par l’expérience directe des territoires.
Au total, 340 contributions ont été recueillies. Leur diversité illustre la richesse des pratiques professionnelles et la volonté commune d’inscrire l’OGE dans une dynamique collective renouvelée. Ces propositions constituent désormais la base du futur plan stratégique, qui sera présenté le 20 janvier. Au-delà des contenus produits, ces Assises ont consacré un changement de méthode: un Ordre qui s’appuie davantage sur ses élus, qui valorise la transversalité et qui fait du dialogue un levier stratégique. Pour la profession, ce premier rendez-vous a marqué une étape structurante. Il ouvre une trajectoire où la gouvernance devient un moteur essentiel de l’action de l’institution. Cette évolution, appelée à se déployer dans les mois à venir, dessine un Ordre mieux préparé à accompagner les territoires, anticiper les mutations et s’affirmer comme un acteur stabilisateur dans un environnement foncier et territorial en recomposition permanente.


(1) Assurance; instructions; tenue du registre des actes fonciers (Géofoncier); compliance et légistique.

 


 


Séverine Vernet: «Un Ordre plus réactif et proche des territoires»

 

«Le Conseil supérieur a adopté une réforme majeure de notre gouvernance, dont l’objectif est de doter l’Ordre d’un modèle plus lisible, agile et participatif, capable de répondre aux défis contemporains. Nous passons d’un modèle descendant à une gouvernance partagée, fondée sur la co-construction et la responsabilité collective. Cette évolution s’inscrit dans un cadre plus ouvert, collaboratif et adossé à la compliance, gage d’éthique et de transparence. Elle vise à rendre l’institution plus réactive et plus proche des territoires, en apportant davantage de lisibilité par la clarification des missions régaliennes du Conseil supérieur, plus d’agilité grâce à des équipes capables de répondre rapidement à des enjeux nouveaux, et plus de participation en associant directement les géomètres-experts aux travaux de l’Ordre. Au-delà de ces aspects organisationnels, cette réforme conforte notre ambition de faire de l’Ordre des géomètres-experts un corps intermédiaire moderne, responsable et exemplaire, pleinement reconnu par l’État et les acteurs des territoires. Cette vision partagée vise à engager une dynamique collective et innovante, mettant notre expertise au service de l’aménagement durable des territoires et de la diversité des modes d’habitat.»

 


 

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